25 February au 05 March 2018

Salon de l'agriculture

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Détails

L'organisation de concours officiels, notamment à l'occasion de réunions de comices agricoles locaux, avec attribution de prix, s'inspire des initiatives privées du XVIIIe siècle. En 1843, une véritable organisation se met en place à l’initiative de l’Inspecteur Général des Écoles vétérinaires Yvart avec la création, par arrêté ministériel du 31 mars 1843, du premier concours officiel d'animaux de boucherie qui cherche à rivaliser avec les progrès réalisés par les éleveurs anglais dans l'amélioration des races animales. De 1844 à 1867, ce concours « des animaux gras » se tient à Poissy, puis à Versailles, pour entrer enfin dans la capitale, au Champ de Mars en 1855 pour le « premier Concours agricole universel »1.

L'exposition universelle de 1855 comprend en effet un volet agricole, présentant au public des plantes, des machines et des techniques agricoles2. Le 1er concours général agricole (CGA) est officiellement lancé à Paris en mars 1870, au Palais de l’Industrie, sur les Champs Élysées3. C’est la première fois que sont réunis, dans le centre de Paris, des animaux de boucherie, des volailles et des produits laitiers, des produits agricoles divers ainsi que des machines agricoles. Très vite, les animaux reproducteurs, introduits au concours en 1876, prennent le pas sur les animaux de boucherie. Le CGA devient le fer de lance de la sélection des races françaises. Parallèlement, le concours de produits poursuit son développement : la manifestation s’étoffe de manière à offrir le panorama le plus complet de l’agriculture nationale et devient à partir de 1909, la « semaine de l’Agriculture de Paris ».

La Première Guerre mondiale interrompt le CGA qui ne reprend qu’en 1923, abandonnant définitivement les animaux de boucherie au profit des seuls « animaux reproducteurs » des races bovines, ovines, porcines, caprines et des chiens de berger. En 1925, la manifestation emménage au parc des expositions de la porte de Versailles. En plus de 14O ans, ce concours a évolué. Concours d'animaux à l'origine, il accueille aujourd'hui les produits du terroir, les produits laitiers et les vins. Le premier CGA de l’après-Seconde Guerre mondiale a lieu en 1951 après 12 ans d’interruption.

L'édition 1958 du Concours général agricole et du Salon international de la machine agricole se déroule à Strasbourg, au parc des expositions du Wacken. Il s'agit de la seule et unique édition s'étant tenue hors de Paris. La Semaine agricole n'aura cependant attiré que 100 000 visiteurs alors que les organisateurs en attendaient 300 000 et, dès l'année suivante, le salon regagne Paris4.

La question se pose très vite de faire à nouveau évoluer le CGA afin d’en faire une véritable « semaine de l’agriculture ». Edgard Pisani, alors ministre de l’Agriculture5, crée en avril 1963, le Centre national des expositions et concours agricoles (CENECA), société d'économie mixte dont les fonctions sont « d’assumer la responsabilité des expositions et concours agricoles à caractère national ou international et, en particulier, celle du Concours général de Paris. » Le CGA se dote alors d'une grande vitrine commerciale dès 1964 : le Salon international de l'agriculture6, qui voit le jour sous l'impulsion du ministre. Ce 1er Salon ouvre ses portes en mars et séduit plus de 300 000 visiteurs. En 1975, le salon en reçoit 500 000. La séparation, en 1991, du Salon international de l’agriculture et du salon international du machinisme agricole (SIMA) n’affectera que temporairement le salon qui atteint des records de fréquentation dès le milieu des années 1990.

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